Liévine Hubert


Après des études de philosophie à l’Université Saint-Louis à Bruxelles et à l’Université Catholique de Louvain-la-Neuve (spécialisation en esthétique et philosophie de l’art), elle se forme au théâtre à De Kleine Académie – École Internationale de Création et de Théâtre, à Bruxelles.

En 2012, elle crée L’Absent, en collaboration avec Antonin Descampe. C’est la première pièce créée sous le nom du Geste qui Sauve, qui rassemble alors des comédiens, issus de la Kleine Academie, autour de leurs créations. Ils ont en commun de mettre le corps et le mouvement au centre de leur travail théâtral.

L’Absent reçoit le prix de la « meilleure physicalité » au BE Festival of Birmingham (2012), une « mention spéciale pour la sensibilité » au Skena Up Festival à Pristina (Kosovo, 2012) ainsi que le 3e prix du public au Festival MIMOS à Périgueux (2013). S’en suit une tournée en Angleterre et aux Pays de Galles, labellisée par le BE Festival of Birmingham.

En 2015, Liévine Hubert reprend la direction du Geste qui Sauve et axe le travail de la compagnie sur des questions d’espace, d’interdisciplinarité et de participation du public.

ECHO voit le jour la même année, dans une tentative de faire dialoguer le geste et la lumière. A cette occasion, elle collabore avec l’éclairagiste Thibault Condy. La performance est présentée à L’iselp et à la Villa Empain – Fondation Boghossian (Bruxelles), notamment.

NO REGRET apparait d’abord sous la forme d’un solo (2014), puis devient rapidement une pièce participative impliquant une foule d’habitants complices (2015). Ce projet symbolise sa volonté de créer de l’expérience commune avec les spectateurs. NO REGRET a eu lieu récemment au Festival Les Tombées de la Nuit (Rennes) et au Festival SIGNAL (Cifas, Bruxelles).

Par ailleurs, Liévine Hubert anime de nombreux ateliers, notamment à la Royale Académie Internationale d’Eté de Wallonie – AKDT. À l’image de son parcours, ses stages et ses workshops sont traversés par des pratiques diverses : le chant, le mouvement, et les ponts qu’on peut créer entre ces deux pratiques.

Avec Le Laboratoire de l’ordinaire (2016), elle revient à ses amours fondamentaux, constitutifs en ouvrant un espace d’expérimentation dédié au geste quotidien. Les recherches donnent naissance à une conférence-spectacle du même nom, où le public est amené à prendre part activement aux expériences. Les recherches se poursuivent au sein du Symposium – Rencontres d’Artistes Européens, dirigé par le chorégraphe Alain Michard / LOUMA (Rennes).

Parallèlement à son travail artistique, elle travaille du côté de la production, au sein la compagnie LOUMA à Rennes (compagnie de danse contemporaine dirigée par Alain Michard, 2016), le Réseau des Arts à Bruxelles (réseau visant à rassembler les acteurs culturels bruxellois au-delà des communautés linguistiques, 2017), le Festival FrancoFaune à Bruxelles (festival de musique en français et de promotion des « espèces musicales en voie d’apparition », 2018) et le Facir (Fédération des auteurs compositeurs et interprètes réunis, 2019).

Au fil de ces expériences, Liévine Hubert développe une vision artistique englobant le point de vue de l’artiste et celui de l’organisateur.